dimanche 30 mars 2014

Tempo è reconnaissance (titre provisoire) : la 3ème branche de cette constellation romanesque expérimentale inter-nautique à 5 branches


à "l'art vivant"

Peut-on encore écrire après 17 ans ?

"Est-il possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, reconnu et dit de vivant ?"
Rainer-Maria Rilke, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)



"Il me paraît toujours merveilleux que nous ayons eu devant les yeux, au temps de notre jeunesse, d'aussi purs poètes. Mais je me le demande avec une secrète inquiétude : des âmes aussi totalement consacrées à l'art lyrique seront-elles possibles à notre époque, avec les conditions nouvelles de notre existence, qui arrachent les hommes à tout recueillement et les jettent hors d'eux-mêmes dans une fureur meurtrière, comme un incendie de forêt chasse les animaux de leurs profondes retraites ?"
Hommage de Stefan Zweig à Rainer Maria Rilke
(cité par Patrick Modiano dans la préface des Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rilke)

www.theatre-odeon.eu
Une année sans été de Catherine Anne,
mise en scène de Joël Pommerat
à Berthier-Odéon, 17ème (Petite salle) du 4 au 30 avril 2014



O O

Que mets-tu derrière le mot "reconnaissance" ?

m'a demandé Thomas le soir de la "générale" de Tartuffe, la création de Luc Bondy aux Ateliers Berthier mardi  25 mars 2014

La grâce d'un instant

"un instant où ça cesse, où ça cesse enfin de jouer, de composer. "
Joël Pommerat, Théâtres en présence (p. 12)

La civilisation :

L'Humanisme de la Renaissance

la Re(co)naissance humaniste dont les perspectives ont été faussées, voire forcées par la Contre-Réforme jésuite

"Le style, c'est l'homme même"

"L'art et la manière"

"Connais-toi toi-même"
"Gnothi seauton" (en grec ancien)
"Nosce te ipsum" (en latin)
L'Ecole d'Athènes, Raphaël (1509-1512)
(Palais du Vatican, Chambre des signatures)

"Malheur à toute espèce d'éducation qui nous montre le but au lieu de nous rendre heureux sur le chemin qui y conduit."
Goethe, Wilhelm Meister

"l’école est bien souvent un lieu de déresponsabilisation. Le terme d’école en lui-même, qui induit un rapport d’élève à maître, me paraît problématique. Ma conviction : c’est en plaçant les personnes dans les conditions réelles de la création et de la vie d’un spectacle sur la durée qu’on les fait mieux évoluer et grandir. J’ai eu envie aujourd’hui de mettre en place, avec ma compagnie, un projet qui soit une réponse concrète à ces interrogations et convictions. 

Joël Pommerat : Réponse à la première des "Trois questions posées à Joël Pommerat"  
Site de l'Odéon-Théâtre de l'Europe :  www.theatre-odeon.eu
Une année sans été de Catherine Anne : "Aller plus loin" : 19 avril 2013


Une année sans été de Catherine Anne,
mise en scène de Joël Pommerat
à Berthier-Odéon, 17ème (Petite salle) du 4 au 30 avril 2014

"Est-il possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, reconnu et dit de vivant ?"
Rainer-Maria Rilke, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)
"Connais-toi toi-même"
"Gnothi seauton" (en grec ancien)
"Nosce te ipsum" (en latin)
Les ruines du Temple d'Apollon à Delphes


O + O = O+

Peut-on encore écrire après 17 ans ?

Trouve-t-on encore le temps, l'innocence et l'audace de la gratuité du jeu et du don ?

Après l'école ? 

Que mets-tu derrière le mot "reconnaissance " ?

Une superposition temporelle en "Cercles/Fictions"

Un "espace vide" pour des "théâtres en présence" :

un palimpseste pour la grâce d'un instant

(1+1 = 3)


"Vous avez parlé d'angoisse, j'ai parlé de plaisir... "

Réponse de Joël Pommerat à Aldo Naouri à l'Odéon , le 6 décembre 2010, artistes, écrivains et chercheurs débattaient sur le thème :
"Pourquoi faut-il raconter des histoires ? "


La gratuité et la spontanéité du plaisir, de l'enfance, du jeu.. de l'amour et de la confiance :

"qu’est-ce que le commerce, qu’en est-il de la relation commerciale qui nous unit tous les uns les autres dans nos sociétés occidentales ? Qu’est-ce que tout cela a transformé et instauré dans le lien et la relation sociale, humaine, dans un couple, dans une famille, un groupe d’amis ? Quand on se vend des choses les uns aux autres, quand on pense que l’autre ne fait rien de manière gratuite, qu’il est toujours dans la stratégie, quand, soi-même, on est dans ce rapport-là, cela influe nécessairement sur les rapports entre les hommes. Au-delà d’une espèce de critique un peu facile du libéralisme, j’ai envie de comprendre la portée du commerce. Forcément, celui-ci fait évoluer le rapport de confiance entre les individus. "

Joël Pommerat à propos de La grande et fabuleuse histoire du commerce
Propos recueillis par Catherine Robert, 10 octobre 2011 (Focus – 191 - Béthune)

O + O = O+


Théâtres en présence, Joël Pommerat (pp.12-13)

Cette métaphore qu'on emploie souvent pour dire que la vie est un théâtre n'est pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui, ce monde de communication a développé ce processus de brouillage par la représentation. On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité.
Et au théâtre on vient pour autre chose.

Il y a un processus historique dans cette démarche. Je fais le théâtre que j'aimerais voir dans ce monde-là dans lequel je vis. J'ai envie d'aller au théâtre pour voir un instant où ça cesse, où ça cesse enfin de jouer, de composer. Cette utopie n'a rien à voir avec une recherche de pureté. C'est simplement une expérience, une tentative artistique et humaine à la fois : aller vers plus d'abandon et moins de contrôle, aller vers un laisser-être. Non pas dissimuler, non pas composer mais plutôt montrer.

En disant cela, je ne suis pas en train de faire une critique de la société, car moi aussi je suis en représentation permanente, je suis dans des stratégies, je n'échappe à rien de tout ce dont je parle mais c'est fatigant, et ça crée le besoin d'autre chose, ça crée le besoin d'être simplement là.


O + O = O+

Cercles/Fictions, Joël Pommerat (p.36)

Je croyais que le bonheur était inaccessible.
Ou qu'il fallait beaucoup souffrir pour l'atteindre.
Et puis un jour j'ai compris que c'était l'inverse,
que le bonheur était
tout près
presque immédiat.
Ce jour-là, je m'en souviens évidemment... je ne sais plus pourquoi, peut-être parce que j'étais fatigué, je me suis arrêté
j'ai enfin cessé de tourner en rond
et je me suis arrêté là juste au centre de ce cercle que je n'arrêtais pas de dessiner avec mes pieds en marchant
voilà j'étais donc là au centre.
Et puis d'un coup j'ai aussi cesser de penser
j'ai tout arrêté
oui
et tout est devenu évident et simple.
Toutes les choses compliquées qui explosaient dans ma tête ont convergé d'un coup vers le même endroit
elles se sont toutes rejointes et ont formé une cohérence comme jamais je n'aurais pu en rêver de meilleure.
Elles se sont rejointes en un point qui était à la fois le centre du cercle que je traçais en marchant et le centre de ma tête.
Voilà mesdames, messieurs, ce soir, c'est cette expérience que j'aimerais partager avec vous.

Cercles/Fictions, Joël Pommerat (p.37)

Pour jouer à ce jeu, il y a une règle bien sûr !
Mais cette règle est simple comme l'enfance !
La condition pour particper à ce jeu consiste à ... CROIRE...
oui simplement CROIRE.
Croire en quelque chose de très particulier
et qui vous est pourtant très familier.
Oui...
CROIRE... en VOUS...
CROIRE EN VOUS MESDAMES, MESSIEURS.
Avant, vous n'aviez qu'un seul DIEU, unique, en QUI croire et espérer.
Maintenant je vous en propose un autre pour le remplacer.
Un DIEU plus indulgent et plus compréhensif :
oui
VOUS-MEME
oui
c'est cela que je vous propose de réaliser ce soir avec ce jeu
mesdames, messieurs
DEVENIR le DIEU de vous-mêmes !
Et prendre place là ici à ma place au centre
de ce cercle...
Au centre du cercle...
Fabuleux, non ?
Voilà
C'est particulierTOUT LE MONDE !
JOUEZ !

Noir

 

"Voilà

c'est parti

TOUT LE MONDE !

JOUEZ!"


 Joël Pommerat, Cercles/Fictions (p. 37)


 O O = O +


Le troisième volet d'une installation romanesque collective contemporaine "en cercles/fictions"
"Tempo è galant'uomo"
Jeu de société proposé par Laure-Diane Loquet
Jeudi 27 février 2014
   (dans le prolongement de Tempo è correspondance en 2005-2006 sur http://recrearte.org)

à Joël Pommerat 
à l'enthousiasme..
à Leah et au "génie adolescent"..
à Christophe Teillout et aux "Muses orphelines" ..
aux Partenariat avec l'Odéon-Théâtre de l'Europe, La Comédie Française et le Théâtre de La Colline. 

http://tempoetheatre.blogspot.com
 
Une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique intergénérationnelle expérimentale
Une mise en perspective historique et critique dans le cadre de l'aventure d'écriture de romans collectifs interactifs : une enquête anthropologique en "cercles/fictions" sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations, pour une école du lecteur, du spectateur, du dramaturge, du metteur en scène, du poète et romancier de sa propre vie, aujourd'hui.. 

"Amant alterna Camenae"
(Les muses aiment les chants alternés)
Virgile


Du héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère étape au Collège

Une remise en cause des notions d'intrigue et de personnages ? 2ème étape au Lycée 
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? 3ème étape à partir de 18 ans

Le making of des quatre romans collectifs expérimentaux de cette constellation inter-nautique à 5 branches:
Entreprendre pour apprendre "En lisant, en écrivant" : de la lecture à l'écriture à partir des textes fondateurs.


"Eucharis me dit que c'était le printemps


à Clarisse, Léa, Rachel, Sophie, Zeynep, Zoé, Alexandre, Max, Olaf et Victor 
Atelier Théâtre, 2009 (Léa, Rachel Zeynep et Olaf : en 3ème
 Options Théâtre de 1ère et de Tles (2012-2013)

à Franc-Jeu, leur troupe de Théâtre francophone à Mc Gil

 
Victor


 Léa et Max

L'Atelier "Franc-Jeu" à Montréal créé par Victor.
 
"Des graines pour replanter la forêt spirituelle"
Philippe Jaccottet

Victor souhaiterait monter avec sa troupe  La Réunification des deux Corées de Joël Pommerat
qu'il a rencontré avec sa classe d'Option Théâtre à deux reprises, 
lors d'un entretien que Joël Pommerat a accordé aux élèves de 2de et d'Options Théâtre de 1ères et de Terminales 
à la fin de la représentation de Cendrillon en 2011-2012 aux Ateliers Berthier-Odéon
et en 2013 après celle de La Réunification des deux Corées, qu'il est retourné voir avec ses parents.
Il a également travaillé sur le story-board de La Réunification des deux Corées de La Compagnie Louis Brouillard à la Médiathèque de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, avec ses camarades de L'Option Théâtre de Terminales. 

http://tempoereconnaissance.blogspot.com
le dispositif de cette installation romanesque contemporaine polyphonique internau-tique en constellation 
pour continuer à écrire "en cercles/fictions"  après 17 ans,
a été créé pour eux, les étudiants, mais également pour la génération de leurs parents, de leurs grands-parents, 
pour mes amis et mes collègues, 
afin que le dialogue intergénérationnel de ce "théâtre magique" se poursuive après l'école..

Peut-on encore écrire après 17 ans ?

Trouve-t-on encore le temps, l'innocence et l'audace de la gratuité du don et du jeu ?

Après l'école ? 

Que mets-tu derrière le mot "reconnaissance " ?


Elle était belle à l'image du jour qu'elle ne voyait pas; ce jour dont la lumière s'affaiblissait, tandis qu'elle demeurait plongée dans l'obscurité. Mes yeux crevaient l'horizon, ainsi les siens attendaient mes paroles pour s'en faire une vision. Ma petite soeur, immense d'esprit. Le Destin lui avait ôté la vue; après l'avoir regardé de haut, elle avait saisi la plume de l'espoir pour tracer les grandes lignes de sa vie. Je la poussais dans le puits sans fond de l'imagination; je m'étais chargée de lui offrir l'or d'un monde rose que je faisais sien... Elle, me donnait l'espoir de son regard.
Léa (quatrième de couverture proposé en 2009 pour l'Atelier de Théâtreen 3ème 2009)
Option Théâtre de 1ère et de Tles (2012-2013)

On aligne les pièces, l'une derrière l'autre, elles ne se touchent pas, ne se connaissent pas. Un simple geste, un petit coup de pouce, et voilà que tout commence. La première vacille, perd l'équilibre, tombe, la deuxième l'imite, le reste suit. La chaîne ne s'arrête pas, les chutes se succèdent, les pièces se touchent, se rencontrent. On perd le cours des événements, plus de début, plus de fin, juste une suite interminable. Si on en retire une, on change l'avenir, chaque pièce est unique, mais existe pour compléter le jeu.
Zeynep (quatrième de couverture proposé en 2009 pour l'Atelier de Théâtre en 3ème 2009)
Option Théâtre de 1ère et de Tles (2012-2013)

N'oubliez pas, ce n'est qu'un jeu.. 

Une invitation à l'écriture romanesque..

pour "un pas de deux"

une autre façon d'écrire..

de se rencontrer..

de se connaître et de se reconnaître..

avec bienveillance et indulgence..

 

"Voilà

c'est parti

TOUT LE MONDE !

JOUEZ!"


 Joël Pommerat, Cercles/Fictions (p. 37)

 Rubrique Jeu de société


O O

"Tempo è galant'uomo"

Figaro
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro (III,5)


 

vendredi 21 mars 2014

Tempo è reconnaissance (titre provisoire) : après 17 ans..


Le troisième volet d'une installation romanesque collective contemporaine
"Tempo è galant'uomo"
Jeu de société proposé par Laure-Diane Loquet
Jeudi 27 février 2014
   (dans le prolongement de Tempo è correspondance en 2005-2006 sur http://recrearte.org)

à Joël Pommerat 
à l'enthousiasme.. de Clarisse, Léa, Rachel, Sophie, Zeynep, Zoé, Alexandre, Max, Olaf et Victor
à Franc-Jeu, leur troupe de Théâtre francophone à Mc Gil
à Leah et au "génie adolescent"..
aux "Muses orphelines" ..
aux Partenariat avec l'Odéon-Théâtre de l'Europe, La Comédie Française et le Théâtre de La Colline.
http://tempoetheatre.blogspot.com
 
Une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique intergénérationnelle expérimentale
Une mise en perspective historique et critique dans le cadre de l'aventure d'écriture de romans collectifs interactifs : une enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations, pour une école du lecteur, du spectateur, du dramaturge, du metteur en scène, du poète et romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
"Eucharis me dit que c'était le printemps

"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"
Arthur Rimbaud  
 
De la lecture à l'écriture, de l'écriture à la ré-écriture : une filiation,

de "cercles/fictions" en "cercles/fictions"
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre ?
 "En lisant, en écrivant"

 un "pas de deux" entre vous et vous
entre poésie, roman, essai et théâtre
à propos des questions de la continuité, de la discontinuité
de "La Comédie humaine" au "Temps retrouvé"
de "cercles/fictions" en "cercles/fictions" avec Joël Pommerat 
pour une renaissance des perspectives,
une école du lecteur et du spectateur aujourd'hui,
en Partenariat avec L'Odéon-Théâtre de l'Europe : "Les Bibliothèques de l'Odéon"
et La Comédie Française : "Le Bureau des lecteurs"


Du héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère étape au Collège

Une remise en cause des notions d'intrigue et de personnages ? 2ème étape au Lycée 

Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? 3ème étape à partir de 18 ans

Le making of de ces trois romans collectifs expérimentaux : de la lecture à l'écriture

Le roman des romans :
http://tempoedis-parition.blogspot.com



O


Pourquoi écrire ?

"J'ai écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence

Ces odyssées polyphoniques inter-nautiques se proposent de mettre en scène les "pas de deux" de personnages à la recherche d'une esthétique et d'une éthique générationnelles et intergénérationnelles sur les thèmes inspirés de La Recherche du temps perdu  de Marcel Proust (ou "comment devenir écrivain ?"), de l'art d'aimer, de la fugue, de l'exil,  de la filiation, des rencontres et des malentendus, de la séparation et du lien des métamorphoses, de l'art et de la manièrede la création . .

C'est pourquoi je vous propose d'écrire, non pas "sur vous" mais "avec" vous ..

"Ni rire ni pleurer, mais comprendre"
Spinoza

vraiment ?

Rubrique Qui ?


"Intelligenti pauca"


O O



"Eucharis me dit que c'était le printemps" 
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"  



Qui est l'auteur de ces citations ?
Dans quels textes est-il question d'Eucharis ?


Où cette photo a-t-elle été prise ?
Quel est le nom de ce personnage ?
Dans quel roman en est-il question ?

N'oubliez pas, ce n'est qu'un jeu.. 

Une invitation à l'écriture romanesque..

pour "un pas de deux"

une autre façon d'écrire..

de se rencontrer..

de se connaître et de se reconnaître..

avec bienveillance et indulgence..

 

"Voilà

c'est parti

TOUT LE MONDE !

JOUEZ!"


 Joël Pommerat, Cercles/Fictions (p. 37)

 Rubrique Jeu de société

O O    


Le jeu d'écriture romanesque à rebours en "cercles/fictions" a commencé..

Générations 2014, 2013, 2012.. 2000, 2002, 2002 .. 1996, 1997, 1998, 1996, 1983, 1975, 1974.. 1963, 1957, 1956.. 1949..

Les articles du making of (ou dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page d'accueil au profit des pages de romans au fil de leur mise en ligne.


  
"Amant alterna Camenae", Virgile
(Les Muses aiment les chants alternés)

parce que..

 "la vraie vie .. c'est la littérature"
Marcel Proust, Le Temps retrouvé 

"Le style, c'est l'homme même"
Le chevalier à la croisée des chemins, Victor Mikhaïlovich Vasnetsov (1878) 

http://tempoemythe.blogspot.com

Rubrique : le style

"Toute écriture est un palimpseste", Gérard Genette

"Tous les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un sens suivant :  le temps lui-même est une forme."

Roland Barthes, Essais critiques, Préface, 1964 

 


« Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire »
Italo Calvino
  
"Tempo è galant'uomo"
Figaro

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro  (III,5)


O O  

Tempo è reconnaissance : après 17 ans.. écrit-on encore ?


De la lecture à l'écriture, de l'écriture à la ré-écriture : une filiation.

Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre ?

 "En lisant, en écrivant"
Titre d'un essai de Julien Gracq  
 
"J'ai écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence


Une mise en perspective historique et critique dans le cadre de l'aventure d'écriture de romans collectifs interactifs :
une enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations,
pour une école du lecteur et du romancier de sa propre vie, aujourd'hui..

"J'ai essayé de faire de vous de bons lecteurs, qui lisent non dans le but infantile de s'identifier aux personnages du livre, ni dans le but adolescent d'apprendre à vivre, ni dans le but académique de s'adonner aux généralisations. J'ai essayé de vous apprendre à lire les livres pour leur forme, pour leurs visions, pour leur art. J'ai essayé de vous apprendre à éprouver un petit frisson de satisfaction artistique, à partager non point une émotion des personnages du livre, mais les émotions de son auteur – les joies et les difficultés de la création. Nous n'avons pas glosé autour des livres, à propos des livres, nous sommes allés au centre de tel ou tel chef-d'oeuvre, au coeur même du sujet."

Vladimir Nabokov 

Une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique intergénérationnelle expérimentale
 un "pas de deux" entre Marcel Proust et Roland Barthes 
de "cercles-fictions" en  "cercles-fictions"
avec Joël Pommerat et Raphaël Enthoven entre roman, essai et théâtre

en Partenariat avec L'Odéon Théâtre de l'Europe: "Les Bibliothèques de l'Odéon"

http://tempoetheatre.blogspot.com
à propos des questions de l'amour,  de la continuité, de la discontinuité et du temps
du "temps retrouvé" de la mémoire volontaire et involontaire
des réminiscences.. 


Rubriques :
De la lecture à l'écriture
De l'écriture à la ré-écriture 
Littérature et société


"Les régimes totalitaires brûlent les livres, la démocratie les noie"
Jean Zéboulon, Pensées pour moi-même et quelques autres

O



Pourquoi écrire ?


"J'ai écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence



« Ecrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte,
 à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, on s'abstient de répondre. »



« silence de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute, 
tel est le souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire." 

Roland Barthes, Sur Racine (préface)




"Si la littérature est essentiellement, comme je le crois, à la fois un sens posé et un sens déçu, Racine est sans doute le plus grand écrivain français ; son génie ne serait alors situé spécialement dans aucune des vertus qui ont fait successivement sa fortune (car la définition éthique de Racine n'a cessé de varier), mais plutôt dans un art inégalé de la disponibilité, qui lui permet de se maintenir dans le champ de n'importe quel langage critique.

Cette disponibilité n'est pas une vertu mineure ; elle est bien au contraire l'être même de la littérature, porté à son paroxysme. Ecrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure.[…] Mais pour que le jeu s'accomplisse […], il faut que l'œuvre soit vraiment une forme, qu'elle désigne vraiment un sens tremblé, et non un sens fermé […] il faut qu'à la duplicité fatale de l'écrivain, qui interroge sous couvert d'affirmer, corresponde la duplicité du critique, qui répond sous couvert d'interroger. […] Allusion et assertion, silence de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute, tel est le souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire."

Roland Barthes, Sur Racine (préface)



"Tous les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un sens suivant : le temps lui-même est une forme."

Roland Barthes, Essais critiques, Préface, 1964 

 

« Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire »
Italo Calvino


"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues

"Tout a son importance, insista doucement Poirot."
Agatha Christie, Le Vallon
 
"le temps lui-même est une forme"
Roland Barthes, Sur Racine (préface)

"Tout est signe, et tout signe est message"
Marcel Proust


 O O   


De L'Espace vide de Peter Brook aux Théâtres en présence de Joël Pommerat
 


"Cette métaphore qu'on emploie souvent pour dire que la vie est un théâtre n'est pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui, ce monde de communication a développé ce processus de brouillage par la représentation. On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité.

Et au théâtre on vient pour autre chose.



Il y a un processus historique dans cette démarche. Je fais le théâtre que j'aimerais voir dans ce monde-là dans lequel je vis. J'ai envie d'aller au théâtre pour voir un instant où ça cesse, où ça cesse enfin de jouer, de composer. Cette utopie n'a rien à voir avec une recherche de pureté. C'est simplement une expérience, une tentative artistique et humaine à la fois : aller vers plus d'abandon et moins de contrôle, aller vers un laisser-être. Non pas dissimuler, non pas composer mais plutôt montrer.



En disant cela, je ne suis pas en train de faire une critique de la société, car moi aussi je suis en représentation permanente, je suis dans des stratégies, je n'échappe à rien de tout ce dont je parle mais c'est fatigant, et ça crée le besoin d'autre chose, ça crée le besoin d'être simplement là."

Théâtres en présence, Joël Pommerat (pp.12-13)

 


O O  

Où est passé le temps ?


 Des Théâtres en présence de "Cercles/Fictions" en "Cercles/Fictions"

  
 De "La Comédie Humaine" 


au Temps retrouvé


Une mise en perspective historique et critique 
une enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations,
pour une école du lecteur, du spectateur, poète, metteur en scène, dramaturge et romancier de sa propre vie, aujourd'hui.

"Ce travail de l'artiste, de chercher à apercevoir sous de la matière, sous de l'expérience, sous des mots quelque chose de différent, c'est exactement le travail inverse de celui que, à chaque minute, quand nous vivons détourné de nous-même, l'amour-propre, la passion, l'intelligence, et l'habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent au-dessus de nos impressions vraies, pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts pratiques que nous appelons faussement la vie. En somme, cet art si compliqué est justement le seul art vivant. Seul il exprime pour les autres et nous fait voir à nous-même notre propre vie, cette vie qui ne peut pas s'"observer", dont les apparences qu'on observe ont besoin d'être traduites et souvent lues à rebours et péniblement déchiffrées. Ce travail qu'avaient fait notre amour-propre, notre passion, notre esprit d'imitation, notre intelligence abstraite, nos habitudes, c'est ce travail que l'art défera, c'est la marche en sens contraire, le retour aux profondeurs où ce qui a existé réellement gît inconnu de nous, qu'il nous fera suivre."
Marcel Proust, Le Temps retrouvé


 "J'ai eu la chance de rencontrer un auteur qui s'appelle Marcel Proust /.../ : c'est quelqu'un qui voue son existence à la question de savoir s'il va pouvoir ou pas devenir écrivain, mais c'est en se posant cette question, en agissant dans le sens de cette question qu'il fait fonction artistique." 
 Joël Pommerat, Entretien avec Christophe Triau, Bpi Pompidou


http://tempoemythe.blogspot.com 


"Acta est fabula"
("La comédie est terminée")


O O  

L'autre, un sujet en question ?


 
Quelqu'un comme vous, Fabrice Roger-Lacan (l'affiche)

 
    "C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
 Balzac, Illusions perdues

"Pas de deux" entre soi et moi

"Je est un autre"  
Arthur Rimbaud

C'est pourquoi je vous propose d'écrire "avec" vous 
(non pas "sur" vous, à la 1ère personne du singulier)

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache" André Malraux

Ce qu'il (se) cache ?


Ces odyssées polyphoniques inter-nautiques,
se proposent de mettre en scène
  les "pas de deux" de personnages
à la recherche d'une esthétique et d'une éthique générationnelles et intergénérationnelles
sur les thèmes inspirés de  
La Recherche du temps perdu  de Marcel Proust
(ou "comment devenir écrivain ?"
de l'art d'aimer, de la fugue, de l'exil
de la filiation, des rencontres et des malentendus
de la séparation et du lien, 
 des métamorphoses,
de l'art et de la manière,
de l'art et la matière, 
de la création . .


"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues

"le temps lui-même est une forme"
Roland Barthes, Sur Racine (préface)

 "Les Inséparables" d'Esther Shalev-Gerz, fabriqué par Jaeger-LeCoultre

"Tempo è galant'uomo, dit l'Italien ; 
il dit toujours la vérité : 
c'est lui qui m'apprendra qui me veut du mal, ou du bien"

Figaro


Beaumarchais, Le Mariage de Figaro  (III,5)




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Vous pouvez participer à tout moment à l'écriture de ces romans polyphoniques
en envoyant vos textes à cette adresse :

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Vous pourrez signer de votre prénom, d'un pseudonyme ou choisir l'anonymat.


Vous pouvez vous inspirer des propositions de chapitres actuellement en ligne à la rubrique Synopsis avant de proposer le vôtre ou suivre votre seule inspiration  à condition de respecter les enjeux d'écriture de ces romans qui racontent l'histoire/les histoires de romanciers en devenir d'aujourd'hui se posant la question de savoir s'il va/vont ou pas devenir romancier(s). 

 

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Les articles du making of (ou dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page d'accueil au profit des pages de romans au fil de leur mise en ligne.


 
"Amant alterna Camenae"
("Les Muses aiment les chants alternés")

Virgile


"Intelligenti pauca"
("A ceux qui sont capables de comprendre, peu de mots suffisent")

"Mane et specta"